Au Sommet du Chateau d'Eau

Un Recueil de petits moments quotidiens, de phrases improvisées, de bons mots et de tentatives de prose. Une vue imprenable sur la ville et ses alentours.

lundi 11 août 2008

Waw! What a cool place!

"Tu n'aurais pas vu mon maillot de bain?"
Elle avait posé la question d'un ton monocorde, sans une seule expression sur son visage de mouette. Renard releva un sourcil:
"Tu sais où tu peux te l'enfiler ton maillot de bain?"
Il se leva et tituba, secouant sa bouteille en direction de la fenêtre ouverte:
"Et pourquoi tu ne te jetterai pas par la fenêtre, hein, histoire de crever et de me foutre la paix!"
La fille lança un regard noir à Renard, saisit le cendrier fendu du môtel et le jeta violemment dans sa direction. Renard l'évita, mais perdit l'équilibre et bascula en arriére avec le canapé en cuir.
"Salope! Ma biére!
-Tu perdras plus que ta biére la prochaine fois que tu raméneras ta gueule!"
Renard se redressa en grognant, et se dirigea vers le frigo. L'enseigne du môtel clignotait à la fenêtre, emplissant la petite chambre d'une éphémére lueur rose bavante.
"Y'a pu de mousses! Tout est de ta faute, saleté!"
Renard saisit le réfrigirateur à deux mains et l'envoya valdinguer à travers la piéce.
Mouette battit des ailes violemment, répandant des plumes à travers toute la piéce!
"Ivrogne! Bâtard!"
Quelqu'un cogna violemment au mur. Une voix étouffée résonna de l'autre côté:
"Z'avez pas bientôt fini les gros cons?! j'aimerai bien pouvoir roupiller!"
Renard cracha par terre et regarda le mur décrépi:
"Tu veux te battre, c'est ça?! brailla t-il.
-Oh putain!"
Un bruit sourd, des pas étouffés, le bruit d'une lourde qui claque. Puis on tambourina à la porte de l'appartement.
"Sors de là petite saloperie que je t'apprenne à vivre! Fumier!
On donnait maintenant de grands coups de pieds contre la fragile porte en bois.
"Démerde-toi!, dit Mouette en croisant les ailes. Tu nous as foutus dans la merde avec tes conneries. J'espére bien qu'il va te crever sur le palier."
Renard tenta de se jeter sur elle, mais elle voleta jusqu'au sommet de l'armoire, et balança des criaillements pleins de menaces en se secouant de partout.
Renard jura, fracassa le goulot de la bouteille vide contre le mur et marcha résolument vers la porte.
Les piaillements énervés de Mouette résonnaient dans son dos.
Il allait retirer les dents de l'autre con et s'occuper de son cas aprés. Il aurait tout le temps pour lui apprendre à vivre. Mais d'abord...
Renard déverouilla la porte et la tira vers lui dans un éclair. L'agresseur perdit son équilibre en donnant du pied dans le vide et trébucha en arriére, tombant sur son cul.
Il leva les yeux vers Renard, puis vers le tesson dans sa main. Il reporta le regard sur son visage:
"Re...Renard? C'est bien toi?"
Renard plissa les yeux, dubitatif, mais il ne lâcha pas la bouteille.
"Blaireau? Blaireau?! Ca alors!"
L'empressement des retrouvailles balaya la querelle, et Renard tendit une main à son ancien ami.
"Ca alors, Renard, si j'avais su que c'était toi, je n'aurai jamais...Mais pourquoi tu faisais tout ce bordel d'ailleurs? Tu aura    is pu réveiller les morts!"
Renard baissa les yeux...
"Les morts..."
Blaireau se gratta la tête.
"Excuse moi, mon vieux...Je sais bien que ce n'est jamais bon de remuer les mauvais souvenirs...Nous avons tous beaucoup perdu à cette époque...Crapaud..."
Renard semblait s'être perdu dans ses souvenirs. Blaireau lui posa la main sur l'épaule.
"C'est à cause de ça que tu faisais tout ce vacarme?"
Blaireau tendit un doigt accusateur en direction de Mouette, désormais calmée, qui se lissait les plumes de son bec.
Renard haussa les épaules.
"Ce n'est pas important, mon vieil ami. Mais rentre donc, ne reste pas sur le palier."
renard remarqua la bouteille dans sa mais, comme si c'était la premiére fois qu'il la voyait.
"On dirait bien que j'aurai pu te saigner sans le vouloir..."
Il la jeta négligemment dans un coin de la piéce.
"Je ne t'en veux pas, mon ami. Je ne te voulais pas que du bien en arrivant devant ton appartement."
Renard saisit un coin du canapé, et son ami l'aida à le redresser.
"Va donc nous préparer quelque chose à boire, Mouette, je crois qu'il reste encore une bouteille de vin sous l'évier."
Mouette ouvrit le bec pour répliquer, mais lâcha l'idée. Elle s'éloigna, fiére, vers la petite cuisine encastrée dans le coin de la piéce.
Lorsqu'elle revint avec des verres, les deux amis étaient déjà partis dans une discussion sur le bon vieux temps.
"Et tu te souviens, dis Renard en riant, de ce bon vieux parc du Daim Blanc? Et cette vieille saloperie de balafré? Qu'est-ce qu'on a pu lui mettre dans le museau!"
Blaireau riait en ouvrant la bouteille. Il versa le vin bon marché dans les deux verres sales, et claqua sur l'épaule de Renard. Il leva son verre.
"Aux amis absents!"
Le regard de Renard se perdit de nouveau dans le vague. Puis, il reprit son assurance et afficha un sourire.
"Aux amis absents, fit-il en clignant de l'oeil.
Mouette, vaguement touchée par étalage de beaux sentiments, sentit qu'elle était de trop dans le conversation. Elle s'éloigna poliment pour aller se coucher, laissant les deux amis entre eux.
Lentement, la bouteille se vida, et la nuit passa. L'aube pointait ses premiers rayons à travers les volets défoncés.
"Tu dois vraiment partir?"
Blaireau acquiesca solennellement en remettant son chapeau.
"Je suis VRP, je n'étais que de passage dans le coin. Je m'occupe du secteur d'un ami...absent, j'arrondis les fins de mois..."
Aprés une légére accolade, Blaireau monta dans sa voiture, et s'éloigna vers le ciel rougeoyant. Renard le regarda disparaître à l'horizon, frissona, et rentra en fermant la porte derriére lui.

Quelques jours plus tard, Mouette retrouva le corps sans vie de Renard, pendant lamentablement au milieu de l'appartement.
Il n'y avait que peu de personnes à l'enterrement. Blaireau avait pu reprévenir les anciens amis encore sur terre. Il y avait là Taupe, Belette, Heron et Crécerelle.
Blaireau prit Mouette par l'épaule, et laissa doucement tomber une poignée de terre dans le trou.
Souvenez-vous, murmura le prêtre, reprit en choeur par les animaux présents...
Souvenez-vous...des animaux du bois de Quat'sous.

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samedi 8 mars 2008

Psycho-Test

Il n'est jamais trop tard pour en apprendre un peu plus sur moi, pour le peu de gens qui viennent encore ici de temps en temps, et pour les nouveaux aussi, pourquoi pas? Un test, ça ça me plaît. Allez, hop.

1. Avez vous déjà entendu des voix? Oui

2.Parlez vous tout seul? Oui

3. Avez vous déjà rêvé de tuer des gens? Oui

4. Avez vous déjà pensé tuer quelqu'un? Beaucoup

5. Avez vous des TOC? Non

6. Avez vous déjà rêvé que vous deveniez fou? Oui

7. Avez vous déjà rêvé que vous tuiez un enfant? Oui

8. Avez vous déjà rêvé de mourir? Facile, plein.

9. Avez vous déjà rêvé de tuer une connaissance? Oui

10. Avez vous déjà essayé de cogner quelqu'un avec une pelle? Oui

11. Aimez vous les animaux? Pas vraiment

12. Aimez vous les enfants? Non

Ca suffit pour le moment. Plus tard, je répondrais à un quizz sur la campagne. Pour l'instant, je suis fatigué. Je vais aller prendre un bain.

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lundi 28 janvier 2008

Theorie des Trous Noirs

Si, et j'insiste bien sur le "si", j'ai bien compris tout ce qu'a pu m'apprendre science et vie junior, un trou noir est une étoile s'étant ratatinée sur elle même, exerçant ene déformation de la courbe de l'epace temps, espace temps lui même régit par la gravité. Et vu qu'on parle de singularité gravitationnelle au sein d'un trou noir, ça prouve que j'ai fait le tour.
Et tout le monde sait que si on saute dans un trou noir on peut voyager dans le temps. Bien. Je ne surprends personne.
On va dire que la faim dans le monde, je n'en ai strictement rien a foutre. Que les droits de l'homme ou de la femme, pareil. Que l'écologie, c'est naze (Là bon c'est compréhensible). Et je peux mettre dans le même sac sans le moindre remords tout ce que vous voulez. Ce qui m'amméne au point suivant.
Toi, homme de science qui a monté une machine infernale aller dans un trou noir, joins-toi à moi.
Ensemble, nous persuaderons le monde que leurs petits problémes ne sont que de légers graviers parsemés dans le chemin de mon désir de remonter le temps.
Ensemble, mon charisme indéniable et vos connaissances scientifiques dans un gigantesque sac en or, nous irons répandre notre volonté de penser dans le passé.
Ensemble, nous allons créér UN MONDE UTOPIQUE! avec des dinosaures!
Voilà, si quelqu'un, un jour, passe dans le coin...et me remarque...ce serait sympa...

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mardi 20 novembre 2007

Yéééééé! Dinosaurs!

tyrannosaurus

Dinosaurs are so awesome. To the max.
Une chose est sûre, je n'aimerais pas croiser cette horreur dans la forêt. Ni ailleurs.

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L'Artiste des Os

Le rat rôdait sur les rebords d'eaux usées de la vieille Londres. Et tout les jours voyaient défiler leurs lots de corps.
Pas plus tard que ce matin, un ivrogne avait chuté dans l'eau bourbeuse et c'état lentement enfoncé, tenant inutilement de brailler à l'aide. Quelques fois c'étaient les prostituées, qui, lassées des menaces et des couteaux, de l'alcool et des maquereaux, attrapaient le premier objet lourd à leur portée et se laissaient entrapiner par le fond. Quelquefois les os remontaient, pour le plus grand plaisir du rat. Il pouvait pas les ronger, trop boueux et déjà attaqués par l'acidité. Et quelquefois il plongeait lui même son museau dans la tourbe pour aller en chercher de plus frais.
Il y avait un homme, prés des quais, qui lui donnait toujours lait et fromage quand il lui rapportait quelques os humains. Alors la vie était belle.
L'homme en faisait des theiéres, des tasses, sculptait les crânes pour décorer sa porte d'entrée.
C'était un vieux monsieur déjà, vouté, le cheveu rare au centre de son crâne, et gris ébouriffé sur les côtés. Il présentait tous les critéres pour appartenir à la catégorie des savants fous, selon la norme des mauvais films hollywoodiens, et cela l'amusait d'appeler le rat Igor, quand celui-ci était dans les parages. Mais le plus surpenant, c'était sa bonté maladive. Le vieil homme débordait d'altruisme, et devait déployer des trésors de volonté pour s'empêcher de pleurer chaque fois que le rat lui ramenait un os.
"Vois-tu, Igor, voilà encore une vie de gâchée, embourbée par la maladie des hommes. Ou est passé l'amour, la joie, l'avenir de cet homme? Ou de cette femme, soupira t-il. Dans la vase! Et il ne reste plus que les os, qui finiront eux aussi par disparaître!
Igor, je n'essaie pas seulement de perpétuer la mémoire de ces gens qui se croyaient trop inutiles, trop mal lotis dans leur ancienne vie...Je leur donne un rôle, a chacun. Et tel homme de bourse se retrouve mélé à la prostituée dans un admirable assortiment de couverts et d'assiettes. C'est le moins que je puisse faire pour eux."
Le vieil homme soupirait, et regardait par la lucarne au plafond. La lune dispersait timidement sa lumiére sur le sol en bois vermoulu, sur le petit atelier et les schémas qui le recouvraient, et puis les os. Polis, lavés, taillés, sculptés, ils devenaient de parfaites imitations de théiére, surpassant dans la qualité porcelaines et ivoires.
Aucun des badauds n'aurait jamais pu imaginer la provenance de ce petit service acheté pour l'anniversaire de sa femme. Acheté à ce petit homme à la moustache blanche finement peignée, au costume impeccables et aux rares cheveux soigneusement peignés sous un petit chapeau melon.
Le rat observait parfois les gens venant acheter les merveilles du vieil homme. Aprés tout, il faisait partie du petit engrenage bien graissé qui amenait ces services à thé dans les salons de la petite bourgeoisie. Et il souriait étrangement. Ce petit vieux avait le sourire le plus sincére de toute cette ville abominable. Les gens les plus maussades se surprenaient eux même à aimablement rendre un léger rictus, puis une large face souriante à ce petit homme, sans importance, qui faisait de si beaux services à thé.
L'artiste des os ne dépensait jamais son argent dans des choses futiles. Juste ce qu'il lui fallait pour vivre et récompenser le rat, qui faisait grand cas de ces attentions fromagéres. Quelquefois, cependant, il achetait une large bouteille d'alcool au marché. Rien de bien méchant, mais c'était sa seule folie. Rentré chez lui, il montait sur le toit au moyen d'une petite échelle dans un coin de l'atelier, recouverte de poussiére. Et au sommet de sa petite tour, il ouvrait la bouteille et pensait.
Il buvait et se projetait dans l'avenir. Ou encore prenait le train dans l'autre sens et se souvenait. Se souvenait de sa femme, décédée quelques années auparavant, de ses enfants, tous partis pour d'autres pays, d'autres contrées, parfois lui écrivant une lettre pour lui raconter les magnifiques paysages qu'ils avaient la chance d'admirer. L'un d'eux était en Afrique. Un continent dangereux, sauvage, ou les hommes cultivés essayaient d'apprendre la civilisation aux peuples sauvages de ce vieux pays. Une fois ou deux, le vieil homme avait essayé de reproduire l'un de ces chasseurs noirs que son fils lui avait croqué dans une de ses missives. Mais le résultat ne lui convenait pas, il n'était pas doué pour représenter des êtres humains. Son autre fils était parti arpenter les routes avec un carnaval. Il n'aimait pas cette ambiance, ces lumiéres, ces gens maquillés et le bruit.
L'artiste des os frissonait quand il y pensait. Mais son fils semblait heureux dans ce mode de vie, en tout cas comme en témoignaient ses lettres. Il y avait d'étranges hommes, contrefaits, avec le coeur sur la main, des clowns blancs, l'homme le plus fort du monde, des acrobates cracheurs de feu et des personnes de petite taille.
Lors de leur représentation dans la ville du vieil homme, il n'avait pas eu le courage d'affronter ces gens et de s'y rendre.
Et la bouteille diminuait petit à petit. Et le vieil homme sanglotait, car une idée lui trottait dans la tête depuis longtemps déjà.
Et ce fut une nuit de ces nuits, où le rat lui avaut ammené un magnifique tibia, que l'artiste des os prépara les schémas de sa derniére création.
Cette création lui demanderait beaucoup de travail et de concentration. Enivré et exalté par la bouteille désormais à moitié vide, il se mit au travail.
Sans un cri, sans un bruit, il saisit sa scie et se débarassa de son bras droit.
Le rat, tapit das l'ombre, rongea la chair et nettoya les os.
De son unique main, il sculpta carpes et métacarpes.
Puis la matiére vint à lui manquer. Crachant sur le tibia du rat, il scia à la cuisse sa jambe droite. La chair était vieille et fragile, et l'artiste des os ne se souciait plus de la douleur. La création l'ha bitait, et il l'enretenait à l'alcool, en versant directement sur les plaies mal bandées.
Et encore une fois, il manqua d'os. Son autre jambe y passa. La rat rongeait sans relâche, impatient de voir l'oeuvre du vieil homme achevée.
La piéce se remplissait de sang, et les os empilés flottaient dans cette ignoble mare.
Et puis, aussi vite que cette folie créatrice avait commencé, elle finit par s'évaporer dans un souffle.
S'aidant de son unique bras, le vieil homme rampa jusqu'à la porte.
Il rampa, encore et encore.
Passa par dessus le bord.
Et fut englouti par les eaux usées, en ayant une derniére pensée pour celui qui retrouverait ses os lavés par la crasse et l'acidité.
Dans le petit atelier, éclairé par la lumiére de la lune, une petite statue, finement ciselée, d'un petit homme sans trop d'envergure, sculptant un cubitus pour en faire des cuilléres.
Et si les rats pouvaient parler, voilà ce que le notre dirait:
"Voilà au moins des os qui mériteraient d'être rongés"
Et c'est ce qu'il fit.

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samedi 20 octobre 2007

Je Vois Des Oiseaux Flotter Dans Mon Café

Ma tête. Pourquoi est-ce qu'ils me brûlent?
Ils sont quatre, chacun sur un mur de la piéce. Le premier est vieux et parle très fort. Son babillage est incompréhensible. Le second est mort et ses dents de squelette claquent sans cesse. La troisiéme ouvre et ferme la bouche, et de temps à autres crie, un cri aigu et inaudible. Le dernier rebondit de chaque coin du mur en parlant italien.
Je sais que tous m'en veulent, pour quelque chose que je n'ai pas encore fait. Mais ils savent. C'est écrit. J'ai tué leurs péres, leurs enfants, et mangé leurs os. Le squelette lit dans ma pensée et tend vers moi un tibia lourd de menaces. La femme est maintenant à l'envers et marche au plafond. Je vois des milliers de bébés à sa place sur le mur. Ils hurlent à tour de rôle. Le vieux parle fort et les avale dés qu'ils ont fini de hurler. Sa panse grossit à vue d'oeil.
L'homme Italien bondit désormais d'un mur à l'autre, laissant derrière lui une trainée de fumée, qui ne manque pas de faire tousser les bébés et le squelette. La femme au plafond est en train de s'attaquer au plâtre avec ses grandes mains décharnées. Les bébés disparaissent les uns après les autres. Le vieux devient énorme et parle de plus en plus fort. Son ventre est déformé par des dizaines de petits bras et de petites têtes.
Je suis assis, au milieu du sol, en tailleur. Ils n'osent pas encore descendre à mon niveau. mais lorsqu'ils arriveront, que suis-je supposé faire? Je sais très bien qu'ils n'attendent qu'un moment de faiblesse de ma part, et je ne céderai pas. Des fois mes yeux se ferment doucement et je somnole, mais leurs cris de joie me raménent à la réalité. Il n'y à plus de porte, plus de fenêtres. Le squelette les garde jalousement à l'intérieur de sa cage thoracique. Ils m'en veulent. Et ils veulent aussi me faire souffrir.
La femme piétine rageusement au plafond, et je m'aperçois qu'elle à ouvert une conduite d'eau. Qui coule sur le crâne du squelette, qui se met doucement à regarder vers la source de cette agitation.
Peut être, oui. Peut être que c'est ma chance. Ils vont s'entre dévorer, et je n'aurai qu'à ramasser une porte où une fenêtre parmi les restes de la bataille. Le vieux n'a aucune chance, mais il est devenu suffisament massif pour résister. Le squelette est friable, et la femme est en position d'infériorité, au milieu de tout.
Je me demande quel rôle va jouer ce curieux personnage bondissant. Mes yeux se ferment. Se rouvrent.
Le squelette commence à grimper vers le plafond, étirant un os après l'autre. Le vieux s'intéresse à l'action. Il grimpe lentement en avalant encore plus de ces bébés. Les hurlements sont maintenant étouffés par plusieurs couches organiques, et les premiers nés doivent commencer à se dissoudre dans l'estomac du grabataire. Et l'homme rebondit. Jusqu'a buter contre le dos du squelette. Celui ci ouvre grand la bouche, mais la femme en profite pour cracher une bile verdâtre sur l'avant bras en os. Il commence à fondre et le squelette hurle, de sa voix profonde et grave, venant d'en dessous même de l'outre tombe. Le vieux saisit sa chance, et rampe jusqu'au plafond. Il commence par avaler les jambes de la femme, et avance à la maniére d'un serpent obése, les petits bras d'enfants formant une créte sur son désormais long et large ventre. Le squelette frappe de son bras encore fumant l'homme rebondissant au vol, qui va s'écraser contre le mur d'en face, pour ne plus laisser qu'une tâche rougeâtre sentant le souffre à plein nez.
La femme vomit plusieurs litres de cette infâme liquide, qui, se mélant à l'eau de la conduite, coule sur le squelette qui se met à fumer de plus en plus. Il fond.
Le vieil homme n'a plus désormais que la tête de la femme à faire rentrer dans sa bouche.
Cela fait, c'est à ce moment que tous les bébés ingurgités poussent un grand et retentissant dernier hurlement, qui, mélé à la bile de la femme à moitié déchiquetée par les puissantes dents, font exploser le ventre de l'homme serpent, dans un torrent de liquide jaune et noir et de restes à demi digérés de bébés.
Saisissant ma chance, je me dirige vers les morceaux d'os fumants, relève la porte, tourne la poignée et bondit de l'autre côté.
Je me réveille, soudainement. Tout cela n'était donc qu'un rêve?
Le squelette, le vieil homme mangeur d'enfants, la femme et l'homme bizarre qui rebondit de mur en mur sont maintenant sur le plancher. A mon niveau. Et ils me regardent, en souriant.
Ce n'était qu'un rêve, pensais-je en pleurant.

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samedi 10 mars 2007

Fille nue...

Bon, une bonne fois pour toutes, pour tous les nabots qui arrivent de seek.fr et qui recherchent des filles à poil, mon site ne parle ni d'échangisme, ni de cul, ni de rien de tout ça chiottes. woila.
Petite surprise quand même:
PBA2

A y'est? Satisfaits?
Bon quand même j'ai jamais eu autant de visites. Je devrais me lacer dans les scénarii de porno, au moins y'a pas trop à se casser le cul, y'à les autres pour ça!!!
Ah Ah ouh... Pfiou, j'en ris.

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mercredi 3 janvier 2007

Seules mes dents sont assez puissantes pour mâcher d'autres dents

je suis couché, sous les draps.
Je ressens d'étranges spasmes, comme de la haine mais sans pouvoir déterminer envers qui.
Et aussi des frissons. Je suis obligé de me frapper dans le bras pour me calmer. Si je tape dans les murs, je pourrais réveiller quelqu'un. Mon spasme se calme, puis j'y repense.
Ce qui se transforme cette fois-ci en un rire nerveux.
Le pire, c'est que je sais très bien que je peux m'en empêcher, mais alors pourquoi je ne le fais pas?
Et ça se passe comme ça, pendant deux heures, trois heures, quatre...Tout seul dans mon lit.
Mon bras gauche est couvert de bleus.
Quand je suis couché sur le dos et que je n'arrive pas à dormir, je fais des bulles de salive.
Des fois j'essaie de me relever, mais je n'en ai pas la force physique.
Et d'autres fois j'oublie. Et puis le souvenir me revient directement devant les yeux.
Peut-être que si je buvais un verre d'eau, j'aurai déjà la bouche moins sèche.
Mais je ne veux pas les réveiller, mais je ne veux pas non plus descendre les escaliers.
Alors je rêve de verres d'eau. Je rêve de descentes en canöés dans des canaux, je rêve de gigantesques bâtiments vitrés, avec de magnifiques piscines, je rêve d'au dessus de chez moi, où la rue se transforme en métropole que je suis le seul à connaître. Je rêve encore de bourbiers, de voitures que je conduis en sachant que je vais me planter, de chemins longeant les ruisseaux et menant à de gigantesques terrains vagues derrière une gare.
Je ne fais jamais de cauchemars. Du moins ceux que je fais peut-être ne me gênent pas.
Je vous laisse, je vais aller hurler dans un coin, tout en tenant mes pieds dans les mains.

Bah.

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lundi 13 novembre 2006

Je Vis des Hauts!

Une fois n'est pas coutume, un petit test.

Columns


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En projet de réedition sur les consoles nouvelles générations, columns est un jeu qui ne manquera pas de surprendre.
L'histoire: Un beau matin ensoleillé, les nations alliées, ayant vaincu l'ennemi commun, se disputèrent les ressources naturelles des pays de l'axe. Le nucléaire fusait à profusion, et l'Amérique braillait.
Pendant ce temps, Adolf, seul dans son coin sombre de paradis ou d'enfer (Cela dépend du point de vue du croyant), joue avec de petites gemmes rigolotes et scintillantes. Columns vient de naître dans l'imagination débridée de son créateur, Jean Colonne.
Le Gameplay est simple et intuitif. On fait des lignes, ca disparaît, et on met des points. La vitesse augmente, et le jeu prend alors une réelle ampleur.

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  En effet, le rendu et l'ambiance sont grandiose. L'aspect naturel des pierres à haute vitesse est quasiment remarquable, et l'utilisation du moteur de jeu Atari-1000 y est pour quelquechose. Le joueur est immédiatement gagné par l'ivresse du style.
  A sa sortie, pourtant, la censure était là. Car même si les blessures sont cicatrisées, incarner le fameux dictateur Allemand dans un jeu vidéo choque encore quelques âmes sensibles. Les médias se sont emparés de l'affaire, et tout de suite quelques "people" en vue virent là de quoi défendre une cause noble, celle de la liberté d'expression. Luc Besson parle par ailleurs déjà d'une adaptation cinématographique, dont le casting laisse rêveur. La plantureuse et longiligne égérie si caractéristique des films de Besson serait cette fois incarnée par Naomi Campbell, trouvant dans le rôle du fond d'écran noir une extraordinaire opportunité pour lancer sa toute nouvelle carrière cinématographique. Le reste du casting est tout aussi prestigieux: Sami Nacéri dans le rôle des blocs jaunes, Christophe Lambert dans celui des blocs oranges et Adjani recherchant le rôle prestigieux dans un film d'auteur très "bessonien" en tant que bloc bleu.

Graphismes : 20/20

Même si on leur reproche de manquer de profondeurs, les graphismes collent parfaitement au soft: les gemmes ont une qualité haute résolution,et l'on doit bien l'admettre, le fond d'écran noir est bel et bien noir.

Jouabilité : 18/20

On s'en rend compte dès la première partie, les blocs répondent immédiatement à la pression sur le joystick, et le jeu se prend en main comme dans un rêve. Des combinaisons compliquées deviennent alors un jeu d'enfant à peine la partie démarrée. Quelques difficultés cependant lorsque la vitesse augmente.

Bande-Son : 15/20

L'un des seuls légers défauts du jeu. En effet, la mélodie de base devient lassante au bout de quelques minutes. Mais elle ne manque pas d'inventivité! Gageons que John Williams, qui composera pour le film "Columnstm" de Besson, saura donner à celle-ci une vigueur et une virtuosité égale à Star Wars et autres Star Wars.

Durée De Vie : 20/20

Point fort du jeu. Il ne semble ne jamais vouloir se finir. Des heures et des heures de challenge à difficulté dosée. Un véritable phénomène d'actualité.

Verdict : 19/20

Un chef-d'oeuvre. Dans un contexte historique et éducatif, aux graphismes enchanteurs, suivi d'une adaptation avec Sami Nacéri dans le rôle d'Adolf et Adjani-De Gaulle, ce jeu s'annonce en tant que légende vivante des années à venir. Un titre intemporel qui aurait pu devenir Maître du monde s'il avait été une personne vivante.
A posséder absolument. Sous peine de finir au Goulag.

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samedi 11 novembre 2006

The Sane Stay Underground

Un de Plus:

De prime abord, je suis dans une voiture. Jésus, mon premier colocataire, conduit, tandis que Léa, ma seconde colocataire veut me couper les cheveux avec un couteau. Je m'inquiète, elle me rassure en me disant que j'ai les cheveux bouclés, et que donc le couteau est bel et bien le meilleur outil. Mes cheveux deviennent donc courts, puis quelques secondes après redeviennent mi-longs.
Pendant ce temps, Léa fout du talc partout dans la voiture, Jésus ne voit plus rien et roule coimme une buse.
Nous sommes dans la route de Jeuxey, pour les connaisseurs.
Plus tard, nous rrivons à une fête dans une maison magnifique. C'est le logis étudiant de quelqu'un que je connais, mais je n'arrive pas à me souvenir qui.
Entre temps, je m'amause à descendre des rivières pour finir dans un ravin. Normal.
A l'intèrieur, je connais les gens, mais tous sans exception m'énervent. En même temps, au vu des gens qui étaient présents à ce moment, c'est pareil dans la vraie vie. La fête bat son plein, mais bizarrement, puisque presque tous les invités vont voir les prostituées qui traînent autour d'un champ adjacent à la maison et se mettent à bourrer. L'une d'elle, une grosse black arrive et me tripote, je lui réponds que je ne marche pas dans ce genre de trucs, et je vais faire la gueule sur une colline.
Après, plein de filles super magnifiques viennent me parler, pour me dire que je ne savais pas faire l'amour. Je leur réponds qu'elles ne sont pas des vosges, donc qu'elles ne peuvent pas savoir. Elle proposent de m'aider si je leur donne de l'argent. Je braille, je me barre et retourne dans la maison.
La dedans, deux gars moches décident de voler mon portefeuille, je me défends donc avec une fourchette.
D'un seul coup, tout le monde panique, les choards ont disparu. D'après un type à la tête déformée, ils ont descendu la rivière. Dehors, Julien avec ses lunettes et ses cheveux détachés pleure. La je sais pu trop... une seconde...
Ah! Oui! On arrive dans une sorte de fête forraine, tenue par les prostituées, où le but du jeu et de trouver 10 assiettes pour gagner un lot et le droit de reparticiper au jeu, les demi-finales ont lieu un mois plus tard. Je dis que c'est de la merde, je finis par le faire quand même, je me tabasse d'ailleurs avec un type pour une capsule de canette.
Je rapporte le tout, on me dit que j'en ai quatre de bonnes, et mon réveil sonne, me fensant penser au bruit de l'argent. Ou quelque chose comme ça.
Yeepee!

Posté par Zane à 14:31 - Faisons des Folies ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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