samedi 8 mars 2008
Psycho-Test
Il n'est jamais trop tard pour en apprendre un peu plus sur moi, pour le peu de gens qui viennent encore ici de temps en temps, et pour les nouveaux aussi, pourquoi pas? Un test, ça ça me plaît. Allez, hop.
1. Avez vous déjà entendu des voix? Oui
2.Parlez vous tout seul? Oui
3. Avez vous déjà rêvé de tuer des gens? Oui
4. Avez vous déjà pensé tuer quelqu'un? Beaucoup
5. Avez vous des TOC? Non
6. Avez vous déjà rêvé que vous deveniez fou? Oui
7. Avez vous déjà rêvé que vous tuiez un enfant? Oui
8. Avez vous déjà rêvé de mourir? Facile, plein.
9. Avez vous déjà rêvé de tuer une connaissance? Oui
10. Avez vous déjà essayé de cogner quelqu'un avec une pelle? Oui
11. Aimez vous les animaux? Pas vraiment
12. Aimez vous les enfants? Non
Ca suffit pour le moment. Plus tard, je répondrais à un quizz sur la campagne. Pour l'instant, je suis fatigué. Je vais aller prendre un bain.
lundi 28 janvier 2008
Theorie des Trous Noirs
Si, et j'insiste bien sur le "si", j'ai bien compris tout ce qu'a pu m'apprendre science et vie junior, un trou noir est une étoile s'étant ratatinée sur elle même, exerçant ene déformation de la courbe de l'epace temps, espace temps lui même régit par la gravité. Et vu qu'on parle de singularité gravitationnelle au sein d'un trou noir, ça prouve que j'ai fait le tour.
Et tout le monde sait que si on saute dans un trou noir on peut voyager dans le temps. Bien. Je ne surprends personne.
On va dire que la faim dans le monde, je n'en ai strictement rien a foutre. Que les droits de l'homme ou de la femme, pareil. Que l'écologie, c'est naze (Là bon c'est compréhensible). Et je peux mettre dans le même sac sans le moindre remords tout ce que vous voulez. Ce qui m'amméne au point suivant.
Toi, homme de science qui a monté une machine infernale aller dans un trou noir, joins-toi à moi.
Ensemble, nous persuaderons le monde que leurs petits problémes ne sont que de légers graviers parsemés dans le chemin de mon désir de remonter le temps.
Ensemble, mon charisme indéniable et vos connaissances scientifiques dans un gigantesque sac en or, nous irons répandre notre volonté de penser dans le passé.
Ensemble, nous allons créér UN MONDE UTOPIQUE! avec des dinosaures!
Voilà, si quelqu'un, un jour, passe dans le coin...et me remarque...ce serait sympa...
samedi 22 décembre 2007
Erased
The truth is, well, you know...Asylum things, etc...
Before, all of this was only, err, i mean only, one of my worst fears. And when i mean fear, i mean something far worse than death, or anything. You know, madness, insanity, that sort of things.
Just the fear of a big white room with no lights at all, surrounded by psychos.
Well...I have this big white round with no lights. I live inside most of the time.
For the rest, just the basic things...Haven't eaten anything in...oh, almost twelve days now.
I guess this is one of the reasons why i'm starting to feel a bit strange.
This is weird. My body has no strength at all, as i can barely get up from my bed and move down here, but i don't feel like sick, or something.
If each human being have a scale to balance beetween sadness ans hapiness, well i'm just stuck exactly in the middle. No joy. No sorrow. Not even boredom. All the days are just passing by, slowly.
Hey, i don't feel great. And i don't feel bad. I just don't feel anything. Kind of.
Let's just see now. Let's just see how far i can go into this.
Godspeed to me. And Merry Christmas.
jeudi 6 décembre 2007
Publicité Honteuse
Des fois, on écrit des trucs, des fois on fait de la musique. Et des fois, des fois...
On fait Rambervillers.
Petits veinards, voilà le lien!
http://my.zikinf.com/rambervillers
mardi 20 novembre 2007
Yéééééé! Dinosaurs!
Dinosaurs are so awesome. To the max.
Une chose est sûre, je n'aimerais pas croiser cette horreur dans la forêt. Ni ailleurs.
L'Artiste des Os
Le rat rôdait sur les rebords d'eaux usées de la vieille Londres. Et tout les jours voyaient défiler leurs lots de corps.
Pas plus tard que ce matin, un ivrogne avait chuté dans l'eau bourbeuse et c'état lentement enfoncé, tenant inutilement de brailler à l'aide. Quelques fois c'étaient les prostituées, qui, lassées des menaces et des couteaux, de l'alcool et des maquereaux, attrapaient le premier objet lourd à leur portée et se laissaient entrapiner par le fond. Quelquefois les os remontaient, pour le plus grand plaisir du rat. Il pouvait pas les ronger, trop boueux et déjà attaqués par l'acidité. Et quelquefois il plongeait lui même son museau dans la tourbe pour aller en chercher de plus frais.
Il y avait un homme, prés des quais, qui lui donnait toujours lait et fromage quand il lui rapportait quelques os humains. Alors la vie était belle.
L'homme en faisait des theiéres, des tasses, sculptait les crânes pour décorer sa porte d'entrée.
C'était un vieux monsieur déjà, vouté, le cheveu rare au centre de son crâne, et gris ébouriffé sur les côtés. Il présentait tous les critéres pour appartenir à la catégorie des savants fous, selon la norme des mauvais films hollywoodiens, et cela l'amusait d'appeler le rat Igor, quand celui-ci était dans les parages. Mais le plus surpenant, c'était sa bonté maladive. Le vieil homme débordait d'altruisme, et devait déployer des trésors de volonté pour s'empêcher de pleurer chaque fois que le rat lui ramenait un os.
"Vois-tu, Igor, voilà encore une vie de gâchée, embourbée par la maladie des hommes. Ou est passé l'amour, la joie, l'avenir de cet homme? Ou de cette femme, soupira t-il. Dans la vase! Et il ne reste plus que les os, qui finiront eux aussi par disparaître!
Igor, je n'essaie pas seulement de perpétuer la mémoire de ces gens qui se croyaient trop inutiles, trop mal lotis dans leur ancienne vie...Je leur donne un rôle, a chacun. Et tel homme de bourse se retrouve mélé à la prostituée dans un admirable assortiment de couverts et d'assiettes. C'est le moins que je puisse faire pour eux."
Le vieil homme soupirait, et regardait par la lucarne au plafond. La lune dispersait timidement sa lumiére sur le sol en bois vermoulu, sur le petit atelier et les schémas qui le recouvraient, et puis les os. Polis, lavés, taillés, sculptés, ils devenaient de parfaites imitations de théiére, surpassant dans la qualité porcelaines et ivoires.
Aucun des badauds n'aurait jamais pu imaginer la provenance de ce petit service acheté pour l'anniversaire de sa femme. Acheté à ce petit homme à la moustache blanche finement peignée, au costume impeccables et aux rares cheveux soigneusement peignés sous un petit chapeau melon.
Le rat observait parfois les gens venant acheter les merveilles du vieil homme. Aprés tout, il faisait partie du petit engrenage bien graissé qui amenait ces services à thé dans les salons de la petite bourgeoisie. Et il souriait étrangement. Ce petit vieux avait le sourire le plus sincére de toute cette ville abominable. Les gens les plus maussades se surprenaient eux même à aimablement rendre un léger rictus, puis une large face souriante à ce petit homme, sans importance, qui faisait de si beaux services à thé.
L'artiste des os ne dépensait jamais son argent dans des choses futiles. Juste ce qu'il lui fallait pour vivre et récompenser le rat, qui faisait grand cas de ces attentions fromagéres. Quelquefois, cependant, il achetait une large bouteille d'alcool au marché. Rien de bien méchant, mais c'était sa seule folie. Rentré chez lui, il montait sur le toit au moyen d'une petite échelle dans un coin de l'atelier, recouverte de poussiére. Et au sommet de sa petite tour, il ouvrait la bouteille et pensait.
Il buvait et se projetait dans l'avenir. Ou encore prenait le train dans l'autre sens et se souvenait. Se souvenait de sa femme, décédée quelques années auparavant, de ses enfants, tous partis pour d'autres pays, d'autres contrées, parfois lui écrivant une lettre pour lui raconter les magnifiques paysages qu'ils avaient la chance d'admirer. L'un d'eux était en Afrique. Un continent dangereux, sauvage, ou les hommes cultivés essayaient d'apprendre la civilisation aux peuples sauvages de ce vieux pays. Une fois ou deux, le vieil homme avait essayé de reproduire l'un de ces chasseurs noirs que son fils lui avait croqué dans une de ses missives. Mais le résultat ne lui convenait pas, il n'était pas doué pour représenter des êtres humains. Son autre fils était parti arpenter les routes avec un carnaval. Il n'aimait pas cette ambiance, ces lumiéres, ces gens maquillés et le bruit.
L'artiste des os frissonait quand il y pensait. Mais son fils semblait heureux dans ce mode de vie, en tout cas comme en témoignaient ses lettres. Il y avait d'étranges hommes, contrefaits, avec le coeur sur la main, des clowns blancs, l'homme le plus fort du monde, des acrobates cracheurs de feu et des personnes de petite taille.
Lors de leur représentation dans la ville du vieil homme, il n'avait pas eu le courage d'affronter ces gens et de s'y rendre.
Et la bouteille diminuait petit à petit. Et le vieil homme sanglotait, car une idée lui trottait dans la tête depuis longtemps déjà.
Et ce fut une nuit de ces nuits, où le rat lui avaut ammené un magnifique tibia, que l'artiste des os prépara les schémas de sa derniére création.
Cette création lui demanderait beaucoup de travail et de concentration. Enivré et exalté par la bouteille désormais à moitié vide, il se mit au travail.
Sans un cri, sans un bruit, il saisit sa scie et se débarassa de son bras droit.
Le rat, tapit das l'ombre, rongea la chair et nettoya les os.
De son unique main, il sculpta carpes et métacarpes.
Puis la matiére vint à lui manquer. Crachant sur le tibia du rat, il scia à la cuisse sa jambe droite. La chair était vieille et fragile, et l'artiste des os ne se souciait plus de la douleur. La création l'ha bitait, et il l'enretenait à l'alcool, en versant directement sur les plaies mal bandées.
Et encore une fois, il manqua d'os. Son autre jambe y passa. La rat rongeait sans relâche, impatient de voir l'oeuvre du vieil homme achevée.
La piéce se remplissait de sang, et les os empilés flottaient dans cette ignoble mare.
Et puis, aussi vite que cette folie créatrice avait commencé, elle finit par s'évaporer dans un souffle.
S'aidant de son unique bras, le vieil homme rampa jusqu'à la porte.
Il rampa, encore et encore.
Passa par dessus le bord.
Et fut englouti par les eaux usées, en ayant une derniére pensée pour celui qui retrouverait ses os lavés par la crasse et l'acidité.
Dans le petit atelier, éclairé par la lumiére de la lune, une petite statue, finement ciselée, d'un petit homme sans trop d'envergure, sculptant un cubitus pour en faire des cuilléres.
Et si les rats pouvaient parler, voilà ce que le notre dirait:
"Voilà au moins des os qui mériteraient d'être rongés"
Et c'est ce qu'il fit.
samedi 3 novembre 2007
Rouge Cardinal
le ciel est rouge, et de fracassants éclairs vermillons tombent partout à l'horizon. La lueur baigne les prés tout autour de chez moi, et les arbres s'enflamment, les uns aprés les autres.
La chaleur est devenue insupportable.
Katrina est couchée, la couverture relevée sur son épaule. Assis sur le rebord de la fenêtre, de biais, je ne vois que son cou et ses cheveux, brillants des reflets cuivrés de l'apocalypse au dehors.
Je me passe la main sur le visage, et regarde ma paume. J'ai perdu l'auriculaire et l'annulaire de la main droite, et je dois porter un gant pour cacher ce qui n'est plus là. C'est absurde.
Le vent chaud monte jusqu'a mon visage, et je dois me retenir de ne pas basculer sur le plancher.
De vastes champs à pertes de vue. J'ai l'image d'autres pays, de pays où la neige coule sur les routes et de gigantesques plaques de verglas font glisser hommes et animaux jusqu'a de gigantesques cuves naturelles gelées. On est toujours mieux ailleurs.
Je ne les envie pas, mais je voudrais offrir à Katrina une meilleure vie. Quand est-ce que son esprit ne pourra plus supporter le décor environnant, je ne sais pas. Nous n'avons pas encore perdu la raison car nous nous aimons, mais cela ne durera pas. Les montagnes s'effondrent l'une aprés l'autre dans de gigantesques bourbiers infectés de pestes et de germes. Nous tomberons aussi.
Je ne peux qu'espérer que la mort vienne nous chercher en main propre avant qu'ils ne nous tombent dessus. Ils vivent au delà des plaines, sous les éclairs. Ils sont forts, ils sont fous. Et ils étaient humains.
Désormais ce ne sont plus que des prototypes d'une nouvelle race ne connaissant aucun sentiment, aucune pitié. L'invasion dominée par une intelligence supérieure inconnue, peut être inexistante.
Je les entends dans les murs.
Je les entends au plafond.
Je les entends sous mes pieds.
Katrina ne doit pas savoir qu'ils sont là.
Ils essayent de me rendre fou, de m'avoir à l'usure, mais je ne me laisserai pas faire.
Katrina est jeune. Katrina est fragile. Seul le fait de penser à l'un de leurs doigts touchant sa peau vulnérable suffit à me faire hurler,tapi dans un des coins de la piéce, veillant sur elle.
Mais je ne fais aucun bruit. J'ai appris à hurler en silence, la tête enfouie dans mes mains.
Je ne veux pas qu'elle s'inquiéte pour moi. Il faut d'abord qu'elle s'occupe d'elle même, qu'elle reste jeune et belle.
Tous les jours je lui fais boire de l'eau filtrée. Et quelque fois, Katrina se léve, et me prend dans ses bras.
Je me permets alors de relâcher ma garde quelques instants. Mais je ne peux pas m'abandonner. Ils n'attendent que ça. Je n'ai pas dormi depuis une éternité.
Leurs mains grattent quelquefois le rebord de la fenêtre. Je saisis alors prestement un couteau et je leur tranche les doigts, un de plus pour chaque souffrance infligée à mon pauvre esprit déjà malade.
Mais je ne peux pas devenir malade. Pas tant que Katrina est là. Elle ne doit rien voir, rien deviner.
Ma propre souffrance m'aide à me préserver de la folie. Un doigt, puis l'autre. Un troisiéme viendra bientôt.
Mais un beau jour, je n'en aurai plus suffisament. Je dois toujours garder à l'esprit, toujours me souvenir que j'ai besoin de ma main encore valide pour me mutiler.
D'abord les doigts, puis les orteils. Je ne marche plus beaucoup. Et je n'ai pas l'intention de fuir.
Là bas les choses nous guettent, et elles sont bien plus rapides que Katrina et moi. Elles volent, rampent, courent plus vite que le vent. Elles écorchent et boivent le sang.
Je ramperai alors jusqu'au reservoir pour filtrer de l'eau.
Il ne faut pas que ce moment arrive. Je ne peux pas demander à Katrina de me trancher un doigt.
Je dois tenir le plus longtemps possible. Les murs sont recouverts de marques indiquant les jours.
Je n'arrive pas à les compter, elles sont si nombreuses. Je ne sais plus compter. Cela ne sert plus à rien. je me contente de protéger Katrina. Le soleil rouge et les éclairs tombent au loin, brûlent l'herbe et l'eau.
Elle est partie. Katrina a disparu. Ma main gauche n'a plus de doigts. Je n'ai plus besoin de gants désormais.
Je n'ai plus qu'une seule chose à faire.
Je prends le couteau dans ma main droite.
Je ferme la fenêtre.
Je transperce un de mes yeux.
je hurle en silence.
J'ouvre la porte.
Je pars à sa recherche.
Mon oeil droit est douloureux. Avec ma main, je remplis une outre d'eau. Katrina doit avoir soif. L'eau est devenue rouge, et goutte le long du réservoir.
Elle goutte du plafond, des placards. Le sol prend une teinte carmin.
La maison entiére coule sur elle même. Le sang m'arrive désormais aux chevilles.
Je les entends se moquer, derriére les cloisons. Ils veulent me noyer dans leur propre sang.
Mon oeil n'est plus douloureux. Je plante le couteau dans mon épaule gauche, et je me dirige vers la porte d'entrée.
Je sais qu'ils sont des dizaines dehors. Je sais que Katrina est certainement déjà morte, et les larmes me montent à l'oeil à cette pensée. Des larmes rouges. Fini le rouge du désespoir. Fini le rouge du sang.
Ce rouge à le goût de la colére.
Ils l'ont enlevé en passant au travers des murs, en volant au dessus de ma tête, en creusant le plancher et en ricanant silencieusement.
"Maman, je sors. J'ai des choses à faire."
le mur piailla et s'affaissa.
J'ouvris la porte, le couteau couvert de sang entre les dents.
samedi 20 octobre 2007
Je Vois Des Oiseaux Flotter Dans Mon Café
Ma tête. Pourquoi est-ce qu'ils me brûlent?
Ils sont quatre, chacun sur un mur de la piéce. Le premier est vieux et parle très fort. Son babillage est incompréhensible. Le second est mort et ses dents de squelette claquent sans cesse. La troisiéme ouvre et ferme la bouche, et de temps à autres crie, un cri aigu et inaudible. Le dernier rebondit de chaque coin du mur en parlant italien.
Je sais que tous m'en veulent, pour quelque chose que je n'ai pas encore fait. Mais ils savent. C'est écrit. J'ai tué leurs péres, leurs enfants, et mangé leurs os. Le squelette lit dans ma pensée et tend vers moi un tibia lourd de menaces. La femme est maintenant à l'envers et marche au plafond. Je vois des milliers de bébés à sa place sur le mur. Ils hurlent à tour de rôle. Le vieux parle fort et les avale dés qu'ils ont fini de hurler. Sa panse grossit à vue d'oeil.
L'homme Italien bondit désormais d'un mur à l'autre, laissant derrière lui une trainée de fumée, qui ne manque pas de faire tousser les bébés et le squelette. La femme au plafond est en train de s'attaquer au plâtre avec ses grandes mains décharnées. Les bébés disparaissent les uns après les autres. Le vieux devient énorme et parle de plus en plus fort. Son ventre est déformé par des dizaines de petits bras et de petites têtes.
Je suis assis, au milieu du sol, en tailleur. Ils n'osent pas encore descendre à mon niveau. mais lorsqu'ils arriveront, que suis-je supposé faire? Je sais très bien qu'ils n'attendent qu'un moment de faiblesse de ma part, et je ne céderai pas. Des fois mes yeux se ferment doucement et je somnole, mais leurs cris de joie me raménent à la réalité. Il n'y à plus de porte, plus de fenêtres. Le squelette les garde jalousement à l'intérieur de sa cage thoracique. Ils m'en veulent. Et ils veulent aussi me faire souffrir.
La femme piétine rageusement au plafond, et je m'aperçois qu'elle à ouvert une conduite d'eau. Qui coule sur le crâne du squelette, qui se met doucement à regarder vers la source de cette agitation.
Peut être, oui. Peut être que c'est ma chance. Ils vont s'entre dévorer, et je n'aurai qu'à ramasser une porte où une fenêtre parmi les restes de la bataille. Le vieux n'a aucune chance, mais il est devenu suffisament massif pour résister. Le squelette est friable, et la femme est en position d'infériorité, au milieu de tout.
Je me demande quel rôle va jouer ce curieux personnage bondissant. Mes yeux se ferment. Se rouvrent.
Le squelette commence à grimper vers le plafond, étirant un os après l'autre. Le vieux s'intéresse à l'action. Il grimpe lentement en avalant encore plus de ces bébés. Les hurlements sont maintenant étouffés par plusieurs couches organiques, et les premiers nés doivent commencer à se dissoudre dans l'estomac du grabataire. Et l'homme rebondit. Jusqu'a buter contre le dos du squelette. Celui ci ouvre grand la bouche, mais la femme en profite pour cracher une bile verdâtre sur l'avant bras en os. Il commence à fondre et le squelette hurle, de sa voix profonde et grave, venant d'en dessous même de l'outre tombe. Le vieux saisit sa chance, et rampe jusqu'au plafond. Il commence par avaler les jambes de la femme, et avance à la maniére d'un serpent obése, les petits bras d'enfants formant une créte sur son désormais long et large ventre. Le squelette frappe de son bras encore fumant l'homme rebondissant au vol, qui va s'écraser contre le mur d'en face, pour ne plus laisser qu'une tâche rougeâtre sentant le souffre à plein nez.
La femme vomit plusieurs litres de cette infâme liquide, qui, se mélant à l'eau de la conduite, coule sur le squelette qui se met à fumer de plus en plus. Il fond.
Le vieil homme n'a plus désormais que la tête de la femme à faire rentrer dans sa bouche.
Cela fait, c'est à ce moment que tous les bébés ingurgités poussent un grand et retentissant dernier hurlement, qui, mélé à la bile de la femme à moitié déchiquetée par les puissantes dents, font exploser le ventre de l'homme serpent, dans un torrent de liquide jaune et noir et de restes à demi digérés de bébés.
Saisissant ma chance, je me dirige vers les morceaux d'os fumants, relève la porte, tourne la poignée et bondit de l'autre côté.
Je me réveille, soudainement. Tout cela n'était donc qu'un rêve?
Le squelette, le vieil homme mangeur d'enfants, la femme et l'homme bizarre qui rebondit de mur en mur sont maintenant sur le plancher. A mon niveau. Et ils me regardent, en souriant.
Ce n'était qu'un rêve, pensais-je en pleurant.
mercredi 18 juillet 2007
Yes, I Do Know Ugly People (Oui, je connais des gens vilains)
Violenza Domestica
J'ai de charmantes amies. Comme je sais pas quoi dire alors je mets des photos. C'est mieux que de parler pour ne rien dire...Enfin moi cque j'en dis hein...
C'est pas moi qu'ai fait la photo, c'est pour ça qu'elle est vilaine...Enfin bref
mardi 17 avril 2007
Un peu de moi
concerant les détails qui font de moi un personna attachante physiquement sur la longue durée...Et non, une malédiction fait que je ne posséde aucun morceau de sourcil blanc ni petite cicatrice au visage. Mais bon, alors
-1- Je ne sais pas sourire. En effet, ma bouche ne se tord que vers la droite de mon visage, et ce quoi que je fasse. Une explication romantico-physiologique donnerait: Je ne souris jamais du côté du coeur.
-2- Je posséde une cicatrice en forme de lune à la gauche de mon nombril. J'en ai d'autres quelque part ailleurs sur le ventre mais sans la moindre comparaison possible avec un quelconque astre ou quoi que ce soit.
-3- On m'a un jour comparé à un mélange entre Jim Morrison et Elvis. Mon interlocuteur trouvant que la comparaison me plaisait assez, il s'empressa de rajouter :"Mais Elvis avant sa mort" avant de partir en rigolant.
Sur ce j'ai pleuré.
-4- Un nez avec une bosse. Une petite bosse causée par un petit voisin malencontreux qui doit sûrement vendre du crack à l'heure qu'il est.
-5- Etrangement, un trou dans la barbe, juste sous le menton. Je ne lève jamais la tête quand je suis barbu.
-6- Oui c'est moi sur la photo en dessous. Non pas le schtroumpf.
-7- Et bien que jouant de la basse depuis trois ans, je n'ai que peu de vilaines veines saillantes qui pourraient me faire passer pour quelqu'un de potentiellement musclé. Et j'ai les mains très douces naturellement. Aussi ce doit être le seul point positif de tout ça.
Et, euh...tout est vrai, hein? Maintenant je vous laisse imaginer quelle sorte de monstre a écrit tout ça.
Une abomination au nez tordu, le visage déformé par un rictus malsain et une barbe pleine de trous, le ventre recouvert de cicatrices et une tendance à vouloir se grimer en clown. Mais une bête avec de belles mains douces.
vendredi 23 mars 2007
Clown Triste
samedi 10 mars 2007
Fille nue...
Bon, une bonne fois pour toutes, pour tous les nabots qui arrivent de seek.fr et qui recherchent des filles à poil, mon site ne parle ni d'échangisme, ni de cul, ni de rien de tout ça chiottes. woila.
Petite surprise quand même:
A y'est? Satisfaits?
Bon quand même j'ai jamais eu autant de visites. Je devrais me lacer dans les scénarii de porno, au moins y'a pas trop à se casser le cul, y'à les autres pour ça!!!
Ah Ah ouh... Pfiou, j'en ris.
mercredi 3 janvier 2007
Seules mes dents sont assez puissantes pour mâcher d'autres dents
je suis couché, sous les draps.
Je ressens d'étranges spasmes, comme de la haine mais sans pouvoir déterminer envers qui.
Et aussi des frissons. Je suis obligé de me frapper dans le bras pour me calmer. Si je tape dans les murs, je pourrais réveiller quelqu'un. Mon spasme se calme, puis j'y repense.
Ce qui se transforme cette fois-ci en un rire nerveux.
Le pire, c'est que je sais très bien que je peux m'en empêcher, mais alors pourquoi je ne le fais pas?
Et ça se passe comme ça, pendant deux heures, trois heures, quatre...Tout seul dans mon lit.
Mon bras gauche est couvert de bleus.
Quand je suis couché sur le dos et que je n'arrive pas à dormir, je fais des bulles de salive.
Des fois j'essaie de me relever, mais je n'en ai pas la force physique.
Et d'autres fois j'oublie. Et puis le souvenir me revient directement devant les yeux.
Peut-être que si je buvais un verre d'eau, j'aurai déjà la bouche moins sèche.
Mais je ne veux pas les réveiller, mais je ne veux pas non plus descendre les escaliers.
Alors je rêve de verres d'eau. Je rêve de descentes en canöés dans des canaux, je rêve de gigantesques bâtiments vitrés, avec de magnifiques piscines, je rêve d'au dessus de chez moi, où la rue se transforme en métropole que je suis le seul à connaître. Je rêve encore de bourbiers, de voitures que je conduis en sachant que je vais me planter, de chemins longeant les ruisseaux et menant à de gigantesques terrains vagues derrière une gare.
Je ne fais jamais de cauchemars. Du moins ceux que je fais peut-être ne me gênent pas.
Je vous laisse, je vais aller hurler dans un coin, tout en tenant mes pieds dans les mains.
Bah.
mardi 2 janvier 2007
(Partie Deu)...C'est Tellement mauvais que G Envi d'en pleuré
Grégoire marchait dans la rue, d’un pas mal assuré, si l’on peut dire. Son sac à dos contenait une fausse hache de barbare, une imitation de casque viking et quelques bières achetées au hasard. Grégoire n’aimait pas l’alcool, ça lui donnait mal au ventre.
Il pensait au sort qu’on lui réserveraient les gens si l’on venait à fouiller dans son sac, et sentait déjà pleuvoir les insultes et les moqueries.
Sa mère s’était donné tellement de mal pour lui confectionner son costume. Il frémissait en pensant à elle, et à tout ce qu’elle avait fait pour lui. Va savoir pourquoi, on pense parfois à ce genre de choses.
Grégoire détournait les yeux, frôlait les murs, et évitait soigneusement tout contact vital avec l‘être humain.
Jusqu‘à ce qu‘il arrive chez l‘orque.
L’orque était son meilleur ami, bien qu’assez différent de lui. Ce dernier, Vincent de son prénom, n’hésitait jamais à parler des jeux de rôles en public. Il était sociable et s’entendait bien avec tout le monde. Par ailleurs, Vincent l’orque était plutôt beau gosse. Un atout supplémentaire, un dé de dix gagnant.
Grégoire, lui, était petit et binoclard. On lui avait par ailleurs déjà signalé son haleine de cheval. Il vivait mal, mais suivait le chemin sans trop d’embrouilles.
Il poussa son premier cri de barbare en ouvrant la porte de chez l’orque. Celui-ci lui donna une tape sur la tête:
« Dégrouille-toi, tous les autres sont déjà là! T’as tout apporté?
-Oui, oui, reprit Grégoire, tout est dans mon sac à dos d’aventurier!
-Soit. Et bien que la quête commence! »
Vincent mima quelques coups d’épée fictifs dans l’air et brailla d’excitation.
Grégoire sourit. Il se sentait dans son élément.
Lorsqu’il entra dans le salon, baptisé « taverne » pour l’occasion, il poussa de nouveau son cri.
Tous les autres compagnons acclamèrent son arrivée fracassante. Grégoire reconnut dans l’assemblée Jérémie, un prêtre grand, dégingandé, et portant sur lui tous les artifices religieux trouvés dans diverses brocantes. Ce grand corps recouvert d’acné et de christs crucifiés aurait vraiment fait peur aux vieilles.
Il y avait aussi Lucie, une petite fille grassouillette qui jouait le rôle d’une elfe des bois. Elle sourit de tout son appareil dentaire à Grégoire. celui-ci cligna des yeux.
Passons aussi sur les habitués, tels que Georges le voleur au grand cœur, un gros gars solide et doux comme un agneau, ou encore Louis le magicien, un maître des arcannes qui commençait à avoir un peu de barbe sous son appareil. Il portait une longue toge découpée dans un drap.
Et il y avait Elle. Miranda l’elfe noire. Une frêle jeune fille, la seule liste qui se permettait d’apporter ses cigarettes à la place d’un arc long. Elle participait toujours activement aux différentes parties, et Grégoire l’aimait bien. L’aimait beaucoup. Elle était un peu bizarre, mai qui ici ne l’était pas?
Mais il y avait ce garçon. Un barbu aux cheveux longs. Habillé d’un jean et d’une chemise, il portait un regard amusé sur toute l’assemblée. Grégoire se sentit tout de suite menacé. Et il était assis à côté de Miranda. Quelquefois il lui parlait dans l’oreille et ricanait. Grégoire était sûr quil ricanait. Il le savait.
Profitant de la présence de Vincent à la cuisine, Grégoire se retira. Celui aux cheveux longs le regarda partir.
« Vincent?
-Hmm?
-C’est qui ce gars assis à côté de Miranda, qu’Est-ce qu’il fait ici?
Sa propre agressivité le surprit.
Vincent regarda Grégoire avec les yeux plissés
« C’est un nouveau…Miranda l’a rencontré dans un donjon et lui a proposé de se joindre à nous. Je ne sais pas encore ses capacités, mais il doit pouvoir s’adapter. Et puis, il est assez cool. »
Hum, pensa Grégoire…Nous verrons bien.
« Je doute qu’il soit assez fort, reprit Grégoire, et puis, il doit commencer au niveau 1...Et quelle classe a-t-il choisi? »
Vincent ramassa quelques canettes de coca posées sur la table, et prit dans l’autre main un saladier de biscuits apéritifs.
« Je ne sais pas encore, mais nous allons lui demander. »
Il sortit, et Grégoire le suivit.
Vincent déposa le calier sur la table, et lança à l’inconnu:
« Alors, nouveau venu, tu as choisi quel personnage tu aimerais jouer? »
L’inconnu se gratta la barbe et répondit:
« Je sais pas, qu’Est-ce qu’il me reste comme choix… Je me verrais bien en, je sais pas moi, guerrier, un truc dans le genre. »
Vincent regarda Grégoire, et sourit:
« Désolé, mais on à déjà un barbare dans notre groupe. Pourquoi pas un ensorceleur? »
Louis agita sa toge:
« Ahhhh non, je suis le grand maître des arcannes dans ce groupe! Choisis autre chose!
L’inconnu regarda louis et rigola:
« Et bien qu’est-ce que tu me conseilles alors?
Louis réfléchit…
« Un herboriste, un druide?
-Bon, fit-il, va pour l’herboriste alors… »
Il dit quelque chose à l’oreille de miranda. Celle-ci pouffa.
Grégoire s’énerva.
« Et bien, Grégoire, fit Vincent, tu n’as toujours pas enfilé ton costume? »
Cette remarque le prit de court. Grégoire se sentait mal. D’habitude, il était à l’aise dans ce costume, mais maintenant…
Il sortit son casque, sa hache, et les bières…
« Excuse moi, euh, Grégoire c’est ça? Je peux te prendre une bière? »
Grégoire dévisagea son interlocuteur.
« Bien sûr, je t’en prie, répondit-il avec un sourire forcé
Celui-ci prit la bière, l’ouvrit, et but comme un sagouin.
« Et bien, l’ami, fit Georges, tu tosses comme un forcené! »
« J’ai soif! Brailla l’autre.
Grégoire enfila son casque et sa tenue, puis reprit ses esprits.
« Que la quête commence! »
Et la quête commença.
5 5 5...Je ris déjà (Partie 5)
Je l’ai sentie. Je l’ai vue, toute seule dans son coin. Son amie est partie, je suis déjà auprès d’elle. Elle ne comprend plus rien. Si vous saviez ce que la pensée de m’introduire en elle pendant son sommeil m’effraie et m’excite. Je la touche. Elle ne dit rien. Je la soulève. Pas un mot. Je la ramène chez moi, elle articule vaguement
« Ou est-ce qu’on est? »
Je la couche sur mon lit. Je vérifie mes horaires de cours. J’ai le temps. Je me sens honteux quand j’ai de telles pensées. Mon père se retournerait dans sa tombe. Ma mère aussi. Pas moi. Je me rassure tout de même. J’ai vécu plus de choses horribles dans ma vie que cette radasse. Je vais la faire pleurer. Elle mérite au moins ça, et là, elle se rendra compte de ce qu’est la douleur.
J’ai déjà des remords. Après tout, elle sera honteuse elle aussi. Je devrais mettre fin à ses jours.
Je me couche à côté d’elle. Je fais ce que j’ai à faire. Je la tue.
Je découpe son corps en petits bouts et je jette le tout par la fenêtre. Oui. Voilà ce que je devrais faire.
Est-ce que c’Est-ce que j’ai fait. Pour l’instant, j’ai juste envie de me reposer. Dormir un peu.
Oui. Ça devrait le faire.
ET JE N'AI PAS TUE MES PARENTS!!!
PRis Hilloon + en + Loin (Partie vraisemblamement 4 ème?)
Celle qui à perdu son pucelage en fumant des pipes à crack à côté d'un tonneau. Rien de plus à dire sur ce sujet.
L’homme l’a par la suite tuée. Va savoir ce qu’elle est devenue désormais. Ça dépend de sa religion.
18.7..7..7 (Partie 1 ???)
Cette histoire commence comme n’importe quelle stupide histoire d’amour. Il y a une fille, un homme, en l’occurrence, moi, et des emmerdes. La principale emmerde de cette histoire est que la fille en question est morte.
Oui, on peut voir ça comme ça. Droguée jusqu’au cerveau, elle est incapable de prononcer une phrase entière, et le moindre mouvement lui demande des heures de préparation intense.
Mais là n’est pas la question. Quand on aime, on ne compte pas. Et en l’occurrence, l’amour rend bel et bien aveugle. Pourquoi, me posais-je auparavant souvent la question, des filles bien sortent avec des abrutis, se marient avec des métèques et couchent dans le lit des violeurs?
J’ai fini par écarter l’hypothèse, au bout de trois ans de réflexion, que les femmes sont idiotes et imprévisibles, et que le danger les excite. Je ne pensais pas au danger proprement dit du flingue sous la tempe, mais plutôt du danger style « Bon dieu je me marie avec cet idiot nationaliste qui ne supporte pas les noirs comment vais-je y survivre ».
Retenant mon machisme typiquement masculin (Non, les femmes ne sont pas machistes), je tombai donc amoureux de cette fille.
Comment la rencontrai-je? Au cours d’une banale soirée crack’n’fun dans un sous sol d’église, ou quelque chose dans le genre. L’endroit était à l’époque peuplé de gothiques excités, et les soirées dépêche mode s’enchaînaient à une allure folle.
Je refusais ce genre d’endroit trop vivants à mon goût, mais un ami m’y traîna un soir ou j’avais laissé mes préjugés dans un bar.
L’endroit était sombre et bruyant, et tenait plus du cauchemar claustrophobe kafkaïen que des orgies vampiriques que je m’étais imaginé. Mais, en transe, je ne fis pas attention aux personnes qui tentaient de faire connaissance avec moi et allai droit au but.
L’alcool provoque en effet une circulation du sang assez stupide, et le premier désir animal de l’homme saoul est bel et bien le sexe. Or, pour le sexe en boîte, il faut toujours trouver quelque chose de plus saoul que soi-même, sinon, l’équation s’annule. A noter que cette remarque n’est à prendre en compte uniquement si l’on ne plait pas spécialement aux filles. Un beau gosse complètement saoul aura toujours l’occasion de vomir sur une partenaire nocturne. Sobre, en l’occurrence.
Elle était là, posée, comme une évidence. Je la repérai immédiatement à sa raie. Elle était penchée par-dessus un tonneau et parlait. Une de ses amies à côté fumait une pipe à crack et s’efforçait de regarder les gens alentours du regard le plus méprisant possible. Je m’armai de mon courage et lui mit la main dans le vif du sujet. Elle se releva et rota. Son amie méprisa encore quelques personnes qui n’avaient rien demandé avant de se tourner vers moi.
« Tu es méprisable »
Voilà les mots que je m’attendis à entendre. Au lieu de ça, elle sourit et tomba dans les pommes. Sa tête cogna violemment contre le tonneau. Un homme de passage se coucha à côté d’elle et entreprit une relation amoureuse sans consentement.
La fille au tonneau se releva lentement. Je retins ma respiration.
Elle était indescriptible, tellement hors du temps. Les différentes traces de seringue constellaient ses bras, telles des étoiles rouges dans un ciel flasque. Ses yeux exprimaient tellement d’intelligence, rencontrée et observée à travers des années d’activité, que je fus saisi.
Quelque chose cognait contre le tonneau. J’en fis abstraction.
Elle me demanda du feu. Je lui tendit un paquet d’allumettes gratuites, avant de me rendre compte de mon geste fatal. Ses cheveux s’embrasèrent dans la nuit pendant un bref instant, tel un phare dans les ténèbres.
Quelques gothiques se retournèrent et firent: « Huh? »
L’un d’eux s’approcha même en dansant, croyant à une incarnation du diable, ou un quelconque feu de joie, et secoua les bras en psalmodiant.
Je chassai ce dernier du pied et glissai ces paroles dans l’oreille rouge de la demoiselle:
« J’ai un briquet chez moi, si tu veux… »
Ni une ni deux, on se retrouve à marcher dans la rue, bavardant comme deux copines de collège. Elle me raconte l’anecdote de son premier essai LSD, je ris à m’en décrocher la mâchoire elle me parle de son ex qui n’est qu’un con, je lui réponds que nous les hommes on est tous comme ça.
Elle sourit. Elle à un très beau sourire. Avec plein de dents.
Elle est un peu rondelette, elle perd son pantalon, mais tout cela évoque en moi des fantasmes encore plus grand.s Par ailleurs, mes yeux ne quittent pas son décolleté, essayant d’apercevoir le plus de chair possible.
Ça va marcher, je le sais.
Entre temps je n’ai pas dessaoulé, je chantonne donc sur le chemin du retour.
Une fois chez moi, avec beaucoup de mal, tout s’enchaîne très vite. Langue, seins, langue, pantalon, langue, dessus, mon slip, bouche, pardon, son slip, argh…
Après j’ai oublié. De plus je déteste les évocations sexuelles faciles.
Au petit matin, elle va dans la salle de bains en toussant.
« Tu te repoudres?» Lançais-je, innocemment.
Sa démarche de cadavre me fit ravaler mes paroles.
« Je vais à une soirée jeux de rôles ce soir, tu viens?
-Beuah…
-Il y aura à boire, reprit-elle.
Bon.
19.12.4..3..2...1 Première (Partie 3)
Simon était assis au milieu de ses plants d’herbe. Il souriait béatement. Le téléphone sonnait. Il sourit en regardant le combiné. Il reprit ses esprits à la dixième sonnerie et fit
« Ah merde… »
C’était un de ses amis qui voulait évidemment lui acheter à fumer. Bien sûr. Le dialogue qui s’ensuivit était long, beaucoup trop long.
Simon reposa le combiné et sourit.
Il ne savait pas encore que son meilleur ami était mort. Par ailleurs, personne ne savait que leur meilleur ami était mort. Personne ne savait que tout le monde était mort.
Sauf certains.
Simon vit passer un corbeau dans sa chambre. L’oiseau le dévisagea et croassa, avant de se jeter sur lui.
Il vit alors passer plusieurs prêtres, suivis de pompiers. Contre toute invraisemblance, ils le regardaient avec un air de pitié. La bête noire, hideuse cachée dans le trou de plafond lui parlait, mais il ne comprenait pas un traître mot. Par ailleurs, il ne comprenait plus rien.
Parfois, celle-ci sortait son ignoble museau, et crissait:
"Mets ton plus beau manteau aujourd'hui. Ha!"
Cela faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas dormi. Dix heures.
Simon souriait.
Il était mort. A dire vrai, pas encore. Mais il mourra bien un jour.
Malgré toutes les recommandations crachées par la fente du plafond, celui-ci n’en faisait qu’à sa tête.
Il sortait sans son parapluie s’habillait toujours en vrac, et ne finissait jamais ses phrases.
Mais tout cela importe peu. Simon n’est pas encore mort, et il lui reste un rôle majeur à jouer. Le sien.
« Simon? » Index
Quoi?
« Simon? »
Qu’est-ce qu’on me veut encore?
« Simon, réveille-toi!!! »
Sa mère était penchée au dessus de lui.
« Bordel, Simon, tu vas encore être en retard à tes cours de merde. Sinon, j’ai préparé des saucisses, si ça te tante. »
La mère sortit.
La fente au plafond ricana, et la museau ignoble couina.
« Des saucisses!!! Tu as encore dormi jusque midi! A vrai dire, tout cela me donne faim. Je sortirai plus tard! »
Simon se leva, et pris plus de temps que d’habitude à choisir ses vêtements.
Et encore une fois, il ne finit pas ses phrases.
Il faut dire que l’on père souvent ses moyens, lorsque l’on à son perd habitant au dessus de chez soi.
lundi 13 novembre 2006
Je Vis des Hauts!
Une fois n'est pas coutume, un petit test.
Columns
En projet de réedition sur les consoles nouvelles générations, columns est un jeu qui ne manquera pas de surprendre.
L'histoire: Un beau matin ensoleillé, les nations alliées, ayant vaincu l'ennemi commun, se disputèrent les ressources naturelles des pays de l'axe. Le nucléaire fusait à profusion, et l'Amérique braillait.
Pendant ce temps, Adolf, seul dans son coin sombre de paradis ou d'enfer (Cela dépend du point de vue du croyant), joue avec de petites gemmes rigolotes et scintillantes. Columns vient de naître dans l'imagination débridée de son créateur, Jean Colonne.
Le Gameplay est simple et intuitif. On fait des lignes, ca disparaît, et on met des points. La vitesse augmente, et le jeu prend alors une réelle ampleur.
En effet, le rendu et l'ambiance sont grandiose. L'aspect naturel des pierres à haute vitesse est quasiment remarquable, et l'utilisation du moteur de jeu Atari-1000 y est pour quelquechose. Le joueur est immédiatement gagné par l'ivresse du style.
A sa sortie, pourtant, la censure était là. Car même si les blessures sont cicatrisées, incarner le fameux dictateur Allemand dans un jeu vidéo choque encore quelques âmes sensibles. Les médias se sont emparés de l'affaire, et tout de suite quelques "people" en vue virent là de quoi défendre une cause noble, celle de la liberté d'expression. Luc Besson parle par ailleurs déjà d'une adaptation cinématographique, dont le casting laisse rêveur. La plantureuse et longiligne égérie si caractéristique des films de Besson serait cette fois incarnée par Naomi Campbell, trouvant dans le rôle du fond d'écran noir une extraordinaire opportunité pour lancer sa toute nouvelle carrière cinématographique. Le reste du casting est tout aussi prestigieux: Sami Nacéri dans le rôle des blocs jaunes, Christophe Lambert dans celui des blocs oranges et Adjani recherchant le rôle prestigieux dans un film d'auteur très "bessonien" en tant que bloc bleu.
Graphismes : 20/20
Même si on leur reproche de manquer de profondeurs, les graphismes collent parfaitement au soft: les gemmes ont une qualité haute résolution,et l'on doit bien l'admettre, le fond d'écran noir est bel et bien noir.
Jouabilité : 18/20
On s'en rend compte dès la première partie, les blocs répondent immédiatement à la pression sur le joystick, et le jeu se prend en main comme dans un rêve. Des combinaisons compliquées deviennent alors un jeu d'enfant à peine la partie démarrée. Quelques difficultés cependant lorsque la vitesse augmente.
Bande-Son : 15/20
L'un des seuls légers défauts du jeu. En effet, la mélodie de base devient lassante au bout de quelques minutes. Mais elle ne manque pas d'inventivité! Gageons que John Williams, qui composera pour le film "Columnstm" de Besson, saura donner à celle-ci une vigueur et une virtuosité égale à Star Wars et autres Star Wars.
Durée De Vie : 20/20
Point fort du jeu. Il ne semble ne jamais vouloir se finir. Des heures et des heures de challenge à difficulté dosée. Un véritable phénomène d'actualité.
Verdict : 19/20
Un chef-d'oeuvre. Dans un contexte historique et éducatif, aux graphismes enchanteurs, suivi d'une adaptation avec Sami Nacéri dans le rôle d'Adolf et Adjani-De Gaulle, ce jeu s'annonce en tant que légende vivante des années à venir. Un titre intemporel qui aurait pu devenir Maître du monde s'il avait été une personne vivante.
A posséder absolument. Sous peine de finir au Goulag.






